Economie
Le
Kazakhstan dispose de ressources naturelles très importantes ouvrant la porte à
d’importants développements, tout en dépendant du cours des matières premières.
A partir de 1990, le passage à l'économie de marché avait entraîné un
effondrement de l’économie nationale et une importante diminution du PIB. Le
développement a cependant repris en 1996 et le PIB s’est relevé au niveau de
1990 (2 000 USD). En 2002 et 2003 le taux de croissance a été de 9 %, le
PIB devrait atteindre 2450 $ en 2004, 3,8 en 2007. Le système bancaire est de
qualité. Le chômage est de 8 %. L’inflation est de 6,6 %. Les richesses sont
très inégalement réparties : à côté de fortunes colossales, il existe peu
de classes moyennes (10 à 20 % en ville) et l’ensemble de la population jouit
d’un niveau de vie faible mais en constante amélioration. La situation
politique est stable, la main d’ouvre qualifiée.
L’élevage
traditionnel extensif (18 millions d’ovins avant la révolution, 17
actuellement, 1,1 millions de chevaux au lieu de 4,5 millions, 6 millions de
bovins) a beaucoup souffert de la collectivisation des années 30 et de la
sédentarisation des nomades, puis du développement de la culture. La
désertification s’est développée à la suite de la surexploitation des zones
arides. La privatisation des fermes d’état a récemment réduit le cheptel. La
croissance a repris en 2001.
La
culture a été fortement développée à partir des années 50 (conquête des
« terres vierges ») et la surface cultivée est passée de 10 millions
à 29 millions d’hectares : céréales (18 Mt, la moitié des résultats du
temps de l’Union Soviétique, exportation de 5 Mt), coton, riz, betteraves.
L’exploitation intensive des terres du nord a abouti à un appauvrissement
partiel des sols, l’irrigation excessive au sud a accru la désertification,
augmenté la salinisation des sols ; la diminution de l’usage des engrais a
abaissé les rendements, 75 % des machines agricoles sont vétustes.
Le
sous-sol est très riche en ressources minérales. Celles-ci étaient exploitées
depuis le XIXème siècle (charbon de Karaganda, cuivre de Balkhach,
zinc de Chymkent, puits de pétrole et gisements poly métalliques) par des
entreprises françaises et britanniques avant la révolution de 1917. Elles
connurent un grand développement à partir des années trente. Aujourd’hui sont
exploités : mines d’uranium, or, diamants, charbon, métaux : acier,
cuivre, alumine dont la quasi-totalité est exportée, métaux rares, phosphates. Des puits de
pétrole (50 millions de tonnes annuelles) et de gaz sont exploités en bordure
de la mer Caspienne (Kashagan), l’extraction est en plein développement
notamment avec le concours d’investisseurs étrangers mais le Kazakhstan manque
encore d’infrastructures et d’industries de transformation pour en tirer un
maximum de bénéfice. 50 % des
exportations sont des hydrocarbures. L’enclavement du pays constitue un
obstacle : il augmente les coûts. Des pipelines sont en cours
d’exploitation, d’autres sont prévus, avec différents problèmes politiques
(Russie, Chine, Turquie).
La
CEI absorbe un quart des exportations en général, 30 % vont à l’Union
Européenne. La Chine achète une part importante des hydrocarbures, la France
7,5 %. La Russie est le principal fournisseur avec 38 % des importations, la
France (2%) est loin derrière l’Allemagne, la Grande Bretagne et l’Italie.
Bibliographie
-
L’Asie centrale - Histoire et civilisation. Jean-Paul Roux – Fayard 1997
-
Site web : www.amb-kazakhstan.fr
- Bulletins
officiels de l’Ambassade de la République du Kazakhstan en France.
-
Ambassade de France au Kazakhstan. Mission économique.

